Je voulais remercier chacun et chacune des commentaires qui m'ont beaucoup touchée au moment de ma tabula rasa. En fait, je ne m'attendais pas à cette sollicitude. J'y ai souvent repensé, et je crois bien que j'ai réalisé qu'il y avait, au-delà des mots, du virtuel, des liens plus profonds qui s'étaient établis. J'ai compris que quelque chose était possible, que je pouvais me trouver une place, que je m'étais en fait déjà trouvé une place et que je pouvais me l'approprier, simplement.

Je ne peux pas tout expliquer de ce gros coup de vent qui a envoyé valdinguer par-dessus bord tout le contenu de ce blog...Pour résumer, j'ai cumulé ces derniers temps beaucoup trop d'insatisfactions, dont j'ai l'amère lucidité de devoir reconnaître ma propre part de responsabilité. Oui, je pense qu'on est souvent responsable, au moins en partie, de ce qui nous arrive. Ce serait plus commode de se dire l'inverse mais je ne peux plus y croire. Alors ça prend du temps (et de l'énergie) à comprendre, élucider, admettre, et reprendre la route.
J'admire les personnes qui vivent dans une sorte de continuité. Qui semblent savoir qui ils sont. Qui font avec les aléas de la vie, bien sûr, mais dans la continuité. Il y a des brisures dans ma vie, et c'est comme si le premier accroc avait rendu impossible à tout jamais l'idée de continuité. La ligne ou rien.
La seule continuité de ma vie, c'est la musique. C'est déjà pas mal, me direz-vous, quarante ans (sur quarante-quatre ! ) avec un violon dans les mains, dans le genre continuité...
Mais écriture, chez moi, curieusement rime avec rupture, ça fait déjà un certain nombre de pages déchirées, brûlées, noyées...et maintenant, net-anéanties !

N'en parlons plus, il y aura de nouvelles pages ici, et j'espère juste parvenir à...un peu de continuité !