Lundi 8 février

"La maîtresse de la classe B est malade ! Pouvez-vous garder votre enfant chez vous ?", ainsi avons-nous été accueillis ce matin à l'école. Je n'ai donc pas envoyé Little Bug dans le préau, mais suis restée quelques instants à guetter un éventuel binôme parent-enfant intéressé par ma proposition : je prends le vôtre, il jouera avec le mien ! Habituellement c'est un marché gagnant/gagnant : les enfants sont ravis, et moi je peux bricoler de mon côté... J'ai ainsi récupéré Milo, grand copain de Nathan qui est le grand copain de Little Bug, sauf que Nathan n'est pas très agréable, un rien susceptible, et se fâche facilement. Rien de tel avec Milo, très souriant et affectueux, et totalement fasciné par notre fiston.
Donc ça partait plutôt bien, les deux petits ravis, la maman-copine ravie.
Sauf que. Sauf que ce matin, il y avait la femme de ménage, et la conjugaison aspirateur/lave-linge/CD comptines à fond/bataille de petites voitures m'a fait languir de ma prochaine symphonie de Bruckner comme on languirait d'un week-end sur une paisible île bretonne...
Malgré les rafales de vent, j'ai équipé les petits de casques, me suis munie d' arnica, mouchoirs, eau et casse-croûte et roulez jeunesse, Milo sur la trottinette et Little Bug à vélo, à fond dans notre arrondissement tranquille...
Les nounous au square ont pu encourager ma vélocité lors d'un chat-perché bien tonique, et je les ai ramenés à midi, bien fatigués, prêts à engloutir leur poids en coquillettes au saumon et pesto.
J'ai eu pitié des maîtresses qui récupéraient 3-4 gamins supplémentaires dans des classes déjà bien chargées et après le dessert, je leur ai lu deux livres, histoire de ramener à l'école deux petits gars sages comme des images.

Dois-je préciser que je me suis en réalité bien amusée ?