Lundi 15 février

Pas vraiment un bonheur mais plutôt un énorme soulagement, à la hauteur de la somme (4500€ !) qui était réclamée et dont j'ai obtenu la main-levée...tout cela suite à une improbable erreur informatique qui a attribué deux numéros de Securité Sociale à ma nounou, lors d'une hospitalisation il y a deux ans. En tant qu'employeur, c'était à moi qu'on réclamait la somme directement - je vous passe les détails administratifs, puisqu'en réalité ensuite l'argent est récupéré je ne sais plus comment. J'ai appris par la même occasion qu'il vaut mieux avoir une mutuelle car non, l'hôpital n'est pas gratuit du tout. Il va lui rester quand même 20% de la somme à payer - on va certainement lui en avancer une partie pour l'aider car ça reste un montant élevé.
Pour régler tout ça, je l'ai donc accompagnée dans cette vaste commune au nord de Paris, balayée par un vent glacial que les braseros des vendeurs de brochettes, à défaut de réchauffer, se chargent au moins de parfumer d'une alléchante odeur de grillade, encore faut-il s'abstenir de voir les bidons douteux en plastique dont sont extirpées les brochettes en question.
Voies ferrées, tramways, canal, travaux, voies rapides, détritus partout...paysage urbain bruyant et laid, qui est pourtant le quotidien de toute une foule.
En sortant de l'hôpital, nous croisons une jeune Rom à l'allure précipitée, un petit enfant inerte dans ses bras, suivie par deux gars à la mine sombre...pourvu qu'il s'en sorte, ai-je pensé. L'hôpital où se croisent maladies, accidents et naissances, douleurs et joies, malheurs et bonheurs, tout ce tumulte du vivant...

J'ai conscience que ceci n'est pas exactement un "bonheur du jour", cela dit j'étais surtout contente d'avoir eu du temps pour accompagner ma nounou, quasiment illettrée, dans cette démarche dans laquelle j'étais de toute façon impliquée et d'avoir pu obtenir des réponses claires et rassurantes quant à la procédure en cours.